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Les appareils technologiques dans les écoles, pour ou contre?

Les réponses sont nombreuses à cette question qui se pose énormément depuis l’ajout de systèmes et d’appareils technologiques dans les écoles du Québec. Est-ce qu’utiliser des tablettes et des ordis pour nos travaux scolaires est vraiment plus efficace que le bon vieux papier crayon? 

Premièrement, quel genre d’efficacité recherche-t-on en incluant plus d’outils technologiques dans les écoles du Québec? Ils peuvent faciliter l’organisation, les recherches lors de projets, favoriser la collaboration pour certains travaux et l’engagement en les faisant découvrir des activités différentes et interactives, et beaucoup plus. 


J’ai voulu voir la perception des principaux concernés; les membres du personnel et les élèves. Je leur ai posé plusieurs questions pour mieux comprendre leur perception du sujet. 


J’ai demandé à M. Lemire, enseignant de science en 3e secondaire; selon vous, pourquoi avons-nous intégré les ordinateurs portables dans le matériel scolaire au collège?


Dans les années où nous avons intégré le Chromebook à l’école, c’était un peu la « mode » dans les écoles privées et il fallait plaire. Donc, on a un peu intégré le Chromebook sans se poser de questions et sans vraiment peser les pour et les contres. Donc, le collège voulait un peu suivre la tendance et c’est juste par après qu’on a pris le temps d’ajuster et de modifier notre utilisation dépendamment des besoins de chaque cours. On a aussi, entre autres, intégré le cours d’autonomie pour réussir à équilibrer les connaissances des élèves sur les outils numériques à leur entrée au Collège. 


J’ai demandé à Audrey Dufort, Directrice de niveau de 3e secondaire; quels seraient les impacts si on retirait complètement les appareils technologiques dans les écoles du Québec?


En tant que directrice, je gère beaucoup les appareils dans son aspect de distraction. Je gère des élèves qui ne sont pas sur des sites permis par l’école, des cas de plagiat et parfois même des parents insatisfaits du temps que leurs enfants passent sur les écrans. Donc, je suis un peu biaisée à ce niveau-là à penser que peut-être que retirer les appareils réglerait une partie du problème. Mais en même temps, si on enlevait tout, il y aurait certainement un décalage dans le futur. Si on prend en considération la vitesse à laquelle la technologie avance, un élève qui maîtrise bien son utilisation des appareils a déjà un grand avantage une fois sur le marché du travail. De plus, il y a plein d’outils qui ont été développés pour faciliter notre encadrement sur ce que les élèves font sur leurs écrans, comme Blocksi. Donc, je pense qu’on serait capable de faire sans, mais c’est aussi un peu notre devoir de vous apprendre à avoir une certaine forme d’autonomie sur vos appareils. Alors, malgré que ça nous cause un peu de trouble par moment, je ne pense pas que ça serait nécessairement une bonne chose de les retirer entièrement.


J’ai demandé à Kiné Danfakha; trouves-tu que les appareils sont bien utilisés au Collège?


Je pense que les enseignants ont vraiment une meilleure utilisation que nous. Mais honnêtement, ça dépend. Si le prof met des limites claires sur l’utilisation du Chromebook, je trouve qu’en général c’est bien respecté et il y a moins souvent de dérapages. Mais, si le prof est plus négligeant à ce niveau-là, c’est sûr que ça engendre plus de problèmes. Depuis que l’école a bloqué les jeux vidéos et tout, il y a moins de gens qui essaient de briser les règles. Donc ça dépend vraiment des limites et des rôles de chaque prof. Plus l’enseignant est clair concernant l’utilisation du Chromebook dans son cours, plus les élèves vont les respecter. Mais sinon, on peut souvent voir des élèves regarder des films ou jouer à des jeux en classe. Et c’est sûr qu’après, le prof est moins tenté de faire confiance à ses élèves et commence à utiliser Blocksi constamment, ce qui est aussi désagréable pour l’enseignant que pour nous.


Suite à ces discussions, je suis d’avis que d’utiliser des écrans à l’école n’est pas optimal. Mon opinion par rapport à cela est que c’est trop compliqué pour rien, pour tout le monde. C’est une charge que, ni les élèves, ni le personnel n’ont besoin. Tout d’abord, c’est difficile pour les enseignants de savoir en tout temps ce que les jeunes font sur leurs écrans et s' ils font vraiment le travail demandé. Les jeunes peuvent être innovateurs lorsqu’il s’agit d’être sur n’importe quel autre site que celui qui doit être utilisé. Les outils technologiques sont, selon moi, une très grande source de distraction et il est facile de dévier de sa principale occupation. Ensuite, l’internet et la technologie offrent la meilleure excuse lorsqu’on n’a pas fait un devoir. Blâmer sa paresse ou son oubli sur la technologie est une pratique plus répandue qu’on le pense. De plus, les profs plus âgés ont parfois plus de difficulté à comprendre les logiciels, ce qui peut ralentir certaines activités.

Donc oui, les outils technologiques offrent de la diversité dans les apprentissages et une expansion dans les projets et les activités, mais c’est à la fois une gestion pour les profs que je ne trouve pas particulièrement nécessaire. Peut-être que c’est juste une question d’âge et de maturité, mais, selon mes connaissances, les ordis/tablettes sont plus une source de divertissement qu’un réel outil d’apprentissage efficace. La solution à cela serait peut-être, de ne pas tout miser sur les électroniques, mais de faire parfois des activités spécifiques avec des appareils fournis par l’école. Cela éviterait beaucoup de malentendus, de problèmes dus à la technologie et permettrait tout de même un accès à des outils différents et à une certaine diversité dans les apprentissages.


 
 
 

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Blogue étudiant du Collège Reine-Marie

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