L’autisme, j’en peux plus! Partie I
- vieetudiante3
- 12 mars
- 4 min de lecture
« On m’a traité d’autiste, je me sens si différent », sanglote mon frère, en entrant dans ma chambre. On a récemment appris qu’il était autiste ».
Chaque année, les gens atteints de TSA, le Trouble du Spectre autiste ont 2 à 3 fois plus de chances d’être intimidés. Voici un extrait de l’autisme vu par un ado qui vit avec depuis l’enfance :
« Ce n’est pas une maladie et ce n’est pas quelque chose qui se voit toujours. C’est juste que mon cerveau fonctionne différemment.
Je comprends le monde, mais pas de la même façon que la majorité du monde. Des choses qui sont faciles pour vous — comme parler à quelqu’un sans stress, comprendre les sous-entendus ou gérer le bruit — peuvent être vraiment difficiles pour moi. Je ne suis pas un malade mental, je suis simplement une personne qui vit différemment des autres.
Par exemple, les bruits forts, les lumières ou les foules peuvent être trop intenses pour moi. Mon cerveau reçoit trop d’informations en même temps, pis ça peut devenir épuisant. Des fois, j’ai besoin de m’isoler, pas parce que je veux être seul, mais parce que j’ai besoin de me ressaisir.
Socialement, ce n’est pas toujours simple non plus. Je ne comprends pas toujours les blagues, le sarcasme ou les messages cachés. Si je dis quelque chose de trop direct ou de maladroit, ce n’est pas pour être méchant. C’est juste que je dis ce que je pense sans filtre social automatique.
J’ai aussi des intérêts qui peuvent sembler intenses. Quand j’aime quelque chose, je l’aime vraiment fort. Je peux en parler longtemps, apprendre plein de choses là-dessus, pis devenir très bon. Ce n’est pas une obsession négative, c’est juste ma façon d’être passionné.
Contrairement à ce que certains pensent, les personnes autistes ont des émotions. Beaucoup même. On veut avoir des amis, être acceptés et respectés comme tout le monde. Des fois, on a juste de la misère à montrer ce qu’on ressent. On déteste être mis à l’écart du reste de la société juste parce qu’on est différents.
Être autiste, ce n’est pas être moins. C’est être différent dans un monde qui est surtout fait pour les autres. On a besoin de s’adapter à ce monde cruel. Pour moi, être autiste, ce n’est pas un fardeau à ma vie, c’est une manière différente du corps de fonctionner, et il faut un peu d’aide pour s’intégrer. Environ, une personne sur cinquante est autiste, mais le fait d’être en minorité empire les choses. on cherche à être appréciés »
— Ado autiste anonyme.
Si on déteste l’autisme tellement qu’on veut l’exclure de la société, ce type de neurodivergence serait bel et bien décimé.
Le trouble du spectre autistique pourrait avoir un passé très sombre : dans les années 1990, une petite étude a publié un article qui disait que la vaccination engendrait l’autisme, donc, des millions de gens ont arrêté de faire vacciner leurs enfants. La raison que cette rumeur persiste, c’est que la plupart des vaccins mis aux enfants étaient injectés vers l’âge où beaucoup de symptômes d’autisme se font trouver.
Beaucoup d’enfants en sont atteints, mais ils n’ont pas le même niveau chacun. L’autisme consiste de quelque chose qu’on appelle le spectre de l’autisme. Les niveaux varient beaucoup. Il y en a quelques-uns qui ont besoin de soutien minimal, c’est vers le niveau de l’autisme de haut niveau ou le syndrome d’Asperger. Il y en a quelques-uns qui ne parlent pas et qui s’expriment grâce aux pictogrammes. D’autres ont besoin de bouger. C’est pour ÇA que les écoles TSA existent les autistes n’aiment pas avoir un horaire flexible, mais fixe. Ils ne supportent pas longtemps les changements de routine. De plus, certains ont des problèmes pour sécréter de la mélatonine, l’hormone qui dit à ton horaire corporel quand se préparer leur routine de nuit. Les intérêts des atteints de TSA ont aussi des parties que j’aimerais expliquer. Leurs intérêts ne vont pas sur des phases, mais s’ils ont un intérêt, ils l’ont en mode top turbo. Donc, s’ils ont un intérêt, ils en connaissent beaucoup et sont très précis sur ce thème d’intérêt. Ils n’aiment pas quand quelqu’un ne dit pas quelque chose à ce sujet, et ils corrigent le mot qu’ils comprennent, mais ne le disent pas à leur façon. Si sur 8 milliards de personnes, seulement 4 étaient autistes, seulement 1 serait une fille.
Alors que ce texte touche à sa fin, je souhaitais simplement poser les bases d’un long et complexe travail. J’espère ainsi contribuer à rallumer l’intérêt pour le monde neurodiversifié qui nous entoure. C’est en effet la clé la plus importante de notre compréhension du monde. On n’est pas des nerds, on est que des gens voulant être appréciés dans le monde confus et cruel devant nous. Je veux avoir la clé pour rallumer la connaissance des personnes neurodivergentes, car je ne veux pas vivre dans un monde qui les ignore. J’aspire à raviver la connaissance de ce monde parfois déroutant et insensible, afin que chacun·e ait une perspective suffisamment large pour non seulement éviter de les intimider, mais les connaître de leur perspective du monde.
La suite dans la partie II !



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